• Tina Rainoldi

Cinéma à la carte n°4

Les salles de cinéma nous manquent terriblement : s’asseoir dans l’obscurité et être focalisé par une seule chose, le grand écran. Véritable parenthèse dans notre quotidien, nous ressortons toujours de là avec des émotions différentes et l’envie, ou pas, de partager nos ressentis sur ce que l’on vient de vivre. Aller au cinéma est une expérience singulière, seul.e ou accompagné.e, nous trouvons toujours du temps à lui accorder.


Alors dans l’attente de pouvoir retrouver ce plaisir, profitons-en pour (re)découvrir des films qui, selon notre humeur, nous ont fait du bien!


Mood film au charme fou : Fais-moi plaisir ! (Mouret, 2009, France)

© Le Monde

Un samedi matin sous la couette, qu’est-ce que l’on pourrait avoir envie de faire ? Fais-moi plaisir est un questionnement sur nos sentiments amoureux, nos désirs, nos vies quand nous la partageons avec une personne. Est-ce vraiment une faiblesse de se sentir fragilisé par l’amour de l’autre ?Constamment dans le doute, les personnages d’Emmanuel Mouret s’interrogent, se séduisent… Burlesques et absurdes, certaines scènes sont d’une douceur sans nom.

Mood film au sujet lourd mais aux antipodes de la déprime : Alexandre le fou (Pires, 2020, Canada)

© Maison 4:3

Un docu-fiction mêlant fragilité et inquiétude, qui suit le quotidien d’un homme d’une quarantaine d’années atteint de schizophrénie. Pedro Pires filme sans voyeurisme et avec poésie les jours qui se ressemblent d’Alexandre, malade certes, mais bien présent dans la « vraie vie ». À travers des confidences, indéniablement sincères, ils partagent face caméra ses interrogations et ses envies.

Mood film pour égayer un soir de semaine : Les triplettes de Belleville (Chomet, 2003, France, Belgique, Québec)

© Videodrome 2

L’un des films français d’animation les plus singuliers, Les triplettes de Belleville est un long métrage d’une grande beauté qui nous plonge dans un Paris spectaculaire, musical et poétique. Des personnages drôles et touchants inscrits dans un univers critique et décalé… D’une France qui s’urbanise aux rythmes d’une Amérique capitaliste, nous voyageons des deux côtés de l’Atlantique. Un classique à regarder sans modération !

Mood film à l’esthétique et composition parfaites : La piel que habito (Almodovar, 2011, Espagne)

© La Cinémathèque française

La Piel que Habito est situé entre le thriller psychologique et l’enquête criminelle. Des plans dignes d’une peinture, des personnages enfermés dans un cadre traduisant l’enfermement de chacun, Almodovar nous transporte, en gardant ses thèmes favoris (rapport mère/fils; identité; désir sexuel), dans la quête d’une nouvelle peau créée par un chirurgien obsessionnel.

Mood film sombre du dimanche : Good Time (Safdie brothers, 2017, USA)

© Écran large

Le temps d’une nuit, où le temps passe à une vitesse folle, deux frères ne pouvant compter que sur l’un et l’autre enchaînent une succession d’épreuves, de rencontres, de règlement de comptes… Good Time est un polar américain, mené par Robert Pattinson qui, dans ce rôle sombre et exigeant, nous plonge au cœur d’un New-York infatigable et hypnotique.

Bon visionnage !

Et à bientôt pour de nouveaux Cinémas à la carte !



Tina R.


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