• Sarah Rousseau

Cinéma à la carte n°3

Bon, le confifi bat son plein et ça devient parfois difficile pour toi de dénicher des pépites cinématographiques qui matchent avec ton mood du moment ? I’m here to help ! Voici un petit article sympa avec quelques films qui peuvent te convenir – Si tu es dans le mood bien évidemment.

Mood ambiance angoissante : The Lighthouse (2016, USA)

© Universal Pictures International France

Bon, on ne peut pas vraiment appeler ça un film d’horreur. Mais c’est définitivement du cinéma angoissant. C’est une histoire qui parle d’isolement, de solitude et de folie. Le huis-clos sur cette île de la Nouvelle-Angleterre américaine est brillamment réalisé. Les deux acteurs sont parfaits. Les personnages sont enfermés au milieu de la mer dans ce phare, qui ressemble à la fois à une prison et à un asile de fou. Au fur et à mesure du film, on ne sait plus exactement ce qui est vrai ou pas, et qui est fou ou pas. C’est ça qui crée ce mood angoissant si particulier. D'ailleurs, Sarah Guion a écrit un article qui met en parallèle ce film avec le confinement.

  • Le petit bonus : La magnifique parti-pris esthétique te laissera sans voix (combo noir et blanc et format d’image variable en fonction des scènes).

Dans le même genre : Snowpiercer (Seolgungnyeolcha, 2013, Corée du Sud).

Mood humour à la De Funès : Le Grand Blond avec une chaussure noire (1972, France)

Un film sous-coté ! Et pourtant il est vraiment drôle. C’est ce film qui a donné à Yves Robert une reconnaissance à l’international. Ça a d’ailleurs donné naissance à un remake tout pété avec Tom Hanks, mais we will just pretend it never happened. De Funès peut avoir un côté très énervant et irritant. Mais on ne se lasse jamais de Pierre Richard : il donne un cachet spécial au film, et il fait rire avec son jeu doux et la maladresse du personnage. Un must seen !

  • Le petit bonus : Pierre Richard est magnifiquement incroyable, tu auras envie de te faire toute sa filmographie.

Dans le même genre : L’Emmerdeur (1973, France), Les Tontons Flingueurs (1963, France), Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968, France).

Mood film gore (mais pas trop) : Midsommar (2019, USA/Suède)

© Courtesy of A24

J’avais pas mal hésité à voir ce film parce que je n’aime vraiment pas les films d’horreur. Le gore, c’est pas mon truc. Et pourtant Midsommar ne se contente pas d’être un film d’horreur. C’est un film très profond, extrêmement bien réalisé et filmé. Il ne traite pas seulement du monde des sectes et des religions païennes, mais aussi des relations humaines, des relations de couple, du besoin d’appartenance, des traditions. L’ambiance est très angoissante parce que dès le début du film, on comprend que n’importe quoi peut surgir n’importe quand. Mais les quelques scènes gores sont supportables, et surtout elles ont du sens et du poids dans l’histoire. C’est un film virtuose.

  • Le petit bonus : C’est si beau putain. Genre vraiment.

Dans le même genre : La Plateforme (El hoyo, 2019, Espagne).

Mood vieux film français : Alexandre le Bienheureux (1968)

C'est un film qui tombe à pic en confinement ! C’est l’histoire d’un mec qui décide de ne plus rien faire de sa vie. Du coup, cette ambiance farniente donne envie de faire des choses qu’on aime et de remplir ses journées de moments qui n’ont du sens que pour nous. Un film français très français.


  • Le petit bonus : Marlène Jobert, tout simplement.

Dans le même genre : Heureux qui Comme Ulysse (1970), Pierrot le Fou (1965), Fanfan la Tulipe (1952), Un Singe en Hiver (1962).

Mood minisérie (ou long film) super prenante : Chernobyl (2019, UK/USA)



En vrai, Chernobyl se regarde en une fois si tu as le courage. C’est cinq heures. Ça passe très vite, et de toute façon tu n’auras qu’une envie après chaque épisode : lancer le suivant. Tout est très solide dans cette série : tu ne t’ennuieras pas. Au début, je ne comprenais pas comment ils allaient tenir cinq heures à parler d’une catastrophe qui n’a pas duré tant de temps que ça (boum et voilà). Mais c’est là la richesse de la minisérie : elle parle de tous les tenants et aboutissants de cette catastrophe qui n’est au final pas si lointaine. Elle aborde plusieurs angles : humain, politique, scientifique, environnemental, … C’est très complet, et totalement passionnant.

  • Le petit bonus : La vulgarisation scientifique bien menée te donnera envie d’en apprendre plus sur le nucléaire !

Dans le même genre : Unorthodox (2020, Allemagne), Le Jeu de la Dame (The Queen’s Gambit, 2020, USA).

Bien sûr cette petite liste est non-exhaustive, et puisque je me base sur des films que j’aime bien, plein de moods ne sont pas représentés, snif.


Bon visionnage !


Sarah Rousseau,

étudiante en Langues Germaniques et en Sciences Politiques à l’ULB & présidente de l’Association des Cercles Étudiants de l’ULB.

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